Des centres d'injection supervisé sont réclamés
Des centres réclamés
Mise à jour le jeudi 28 août 2008 à 13 h 55
Point de presse de la coalition
Une coalition d'organismes communautaires demande à Québec d'implanter des centres d'injection supervisée au Québec afin de réduire les conséquences de la consommation de drogue par injection.
Le message est destiné au nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a récemment indiqué que son gouvernement ne bougera pas pour l'instant dans ce dossier. Pourtant, son prédécesseur Philippe Couillard avait déjà fait état d'un projet de salles d'injection.
La coalition, qui regroupe notamment des organismes intervenant auprès des toxicomanes, estime que beaucoup de consommateurs de drogue par injection sont à risque ou sont déjà infectés par l'hépatite C ou le VIH. Ces consommateurs sont au nombre de 23 000 au Québec, dont 12 000 à Montréal, selon le regroupement.
La coalition
La coalition est composée de: Action Séro Zéro, l'Association pour la défense des droits et l'inclusion des personnes qui consomment des drogues du Québec, l'Anonyme, Cactus Montréal, COCQ-Sida, Dopamine, GRIP Montréal, Plein Milieu, Point de repères, le RAPSIM et Spectre de rue.
La coalition soutient que les centres d'injection supervisée ont l'avantage de diminuer le nombre de surdoses, mais aussi de sécuriser les quartiers, car cela permet de réduire le nombre de seringues souillées abandonnées et donc le risque de propagation du VIH et d'autres infections.
La directrice générale de l'organisme Plein Milieu, Sandhia Vadlamudy, n'est pas d'avis que l'implantation de centres d'injection supervisée encouragerait la consommation de drogue. Elle explique que la personne ressource qui supervise l'injection est en mesure d'avertir le consommateur sur son état de santé et de lui offrir plus rapidement des services de désintoxication.
Mme Vadlamudy affirme que le ministre de la Santé doit soutenir la mise en place de centres d'injection supervisée, conformément au programme national de santé publique.


