La dépression
Un sujet qui me tient à coeur, s'il en est un, c'est la dépression.
Je sais que c'est un sujet tabou mais je crois qu'il sain d'en parler. J'en connais un rayon au sujet de cette maladie car j'en ai souffert pendant plusieurs années. Et je ne crois pas non plus être à l'abris d'une rechute... mais le fait de comprendre l'ennemi au dedans de ma tête m'aide grandement à y faire face. D'où le but de ce présent blog, vous aider à y faire face si possible, en partageant ce que j'en sais.
D'abord, j'aimerais dire que si vous souffrez de dépression chronique (ici je ne parle pas de coup de blues, ni de déprime passagère...) Eh bien vous n'êtes pas seul! Loin de là ! C'est un mal qui touche principalement les gens vivants dans l'hémisphère nord et que les victimes se compte en dizaines (voire même en centaines!) de millions... déjà ne pas se sentir seul enlève poids sur les épaules.
Un des préjugés les plus tenaces face à la dépression, c'est de l'attribué à un trouble de la personnalité ou y voir tout autre chose que ce que c'est réellement: Une MALADIE! Dire d'une personne dépressive qu'elle est paresseuse, qu'elle a un faible estime d'elle même... que c'est pour ça qu'elle est tout le temps "down", suicidaire, donc dépressive, c'est posé le problème à l'envers!
Il faudrait donc dire que cette personne souffre de dépression, c'est pour celà qu'elle est tout le temps "down", paresseuse, perte du goût de vivre... En effet, la personne qui souffre de dépression se sent dans
un cul-de-sac... D'où la seule porte de sortie est la mort...
Heureusement, il existe de l'aide. La première étape est de consulter un médecin. J'insiste là -dessus pour dire que la dépression est UNE MALADIE! Ce dit médecin vous guidera dans le choix d'options qui s'offre à vous... En générale, il vous prescrira un anti-dépresseur et suggèrera une thérapie via un psychologue. Dans de rares cas, la consultation d'un psychiatre s'avèrera nécessaire.
Le drame dans tout ça c'est que l'accès à un psychologue gratuit est extrêmement difficile, la liste d'attente est longue... À tout le moins, l'aide d'urgence du médicament est vraiment précieuse. Il éclaircira le ciel de vos pensés; c'est déjà ça de gagné! Avec ou sans de soin psychologique, entreprendre une démarche de la connaissance de soi, sa valorisation ainsi que sa prise en charge s'avère vitale afin de sortir du calvaire dans lequel vous êtes plonger.
Je sais que plusieurs parmi vous s'objectent à la prise de médicaments pouvant changer l'humeur. C'est une solution qui semble facile et immédiate... Mais si je vous dit que votre dépression est en fait une grippe (pas un rhume, le vrai truc qui tue...) vous allez courir droit chez le docteur pour vous faire prescrire des antibiotiques... Pourquoi en serait-il autrement pour votre dépression? Et les médicaments se raffine et sont aujourd'hui très efficace.
Une chose très importante: PAS D'ALCOOL!!!! Le moins possible en tout cas! L'alcool est un dépresseur et anéantie l'effet de l'anti-dépresseur. Il est très dur d'éviter les occasions de boire. Mais dites-vous que vous êtes en guerre contre la dépression que la victoire ne se fera qu'au prix de sacrifices et de changement majeur dans votre vie.
Car votre vie vaut la peine que l'on se batte pour elle. La mort n'est pas une solution! Laissons là venir d'elle-même, voulez-vous? Entre-temps, construisons un jardin qui puisse rendre le monde un peu meilleur, prenons le temps d'aimer et de s'aimer. Prendre le temps de méditer, d'entreprendre une démarche d'épanouissement personnelle et spirituelle font parti de la solution... Car la guerre à la dépression doit se faire sur tout les fronts.
En défénitive, l'amour est le bon combat. Même si on aime trop fort, maladroitement... ce n'est pas grave... L'important c'est d'aimer et de s'aimer afin de garder toujours espoirs en de meilleurs lendemains.
LOVE
Bruno
Suicide-Action Montréal (24h) (514) 723-4000



Tu as tout à fait raison, vois-tu moi je suis en dépression depuis que mon fils est décédé et je vois un psy et un médecin. Au début je ne voulais rien savoir de prendre un médicament, car je suis abstinente de tout depuis bientôt 10ans soit le 7 septembre prochain et j'en suis vraiment fière et pour moi je voulais vivre mon deuil bien à froid, mais un jour où je n'en pouvais plus et même ma psy m'a conseillé fortement de prendre un anti-dépresseur. Alors le médecin m'a expliqué que les personnes dans mon cas qui vit un gros deuil et est en dépression qu'on avait environ 6 mois pour agir sinon il pourrait y avoir des séquelles permanentes. C'est pour cela qu'on voit des parents qui ne s'en sorte jamais. J'avais peur que ca me gèle, et ce n'est pas du tout cela qui se passe. J'ai compris que ce médicament est pour me soigner, j'ai un débalencement au cerveau qui peut être soigner et je le soigne parce que comme le médecin dit: je n'ai qu'un cerveau il est important d'en prendre soin.
Merci de ton commentaire. Je suis content de voir que tu prends soin de toi. Merci également pour la précision, c'est vrai, les anti-dépresseurs ça gèle pas. Ça prends même un certain temps avant de noter des changements (C'est souvent même l'entourage qui s'en apperçoit le plus...) J'espères que tu va mieux...
Je t'envoie un gros câlin solidaire
Bise
Bruno
Allo Brubru
C’est un très beau témoignage rempli de sagesse que tu nous donne là .
Tout le monde peut-être une victime de la dépression. Dans une ancienne vie, il y quelques années, là ou je travaillais, il y avait plusieur brun-out par année.
J’ai remarqué que le manque de sens à la vie ou à ce qu’on fait, le fait de travailler comme des robots sans trop savoir pourquoi conduit souvent à la dépriment extrême.
Tu es de bon conseil; Brubru,
Merci.
Merci à toi jade pour ton témoignage.
Félicitation pour tes 10 ans,
Longue continuité.
Bonjour Brubru,
je connais quelques personnes dépressives et elles vivent un enfer. Elles éteignent la moindre pacelle d'espérance que l'on peut leur apporter parce que tout est noir en elles-mêmes. Le coeur d'une personne dépressive est celui d'un coeur blessé à vif, que l'on a trop sollicité et qui est submergé. On dit que l'émotion de base d'une dépression est de la colère retournée contre soi; C'est ce qui amène ce sentiment d'échec. Pour être en colère contre soi, il faut ne plus se sentir avoir la force de vivre une situation qui nous a demandé d'aller au-delà de ce que nous pouvons donner. Brubru, franchement, je te trouve vraiment très humble de parler ainsi de ton vécu. Il y a tellement de gens qui vivent ce calvaire et qui sont seuls ! Tu vois ? Tu as apporté de la lumière à notre petite Jade qui souffre encore profondément de la perte de ce qu'elle ressent être rien de moins qu'une partie d'elle-même! Merci Brubru et merci à toi Jade de témoigner et, par le fait même, d'apporter de la lumière à ceux et celles qui souffrent de cette terrible maladie qui attaque de manière silencieuse.
Jade, merci d'être avec nous ! J'aime beaucoup te lire et bravo pour tes 10 ans d'abstinence.
Je vous laisse sur la prière de M. Bill
Mon Dieu,
donnez-moi la SÉRÉNITÉ d'accepter les choses que je ne peux changer
Le COURAGE de changer les choses que je peux
et la SAGESSE d'en connaître la différence !
Gros HUG Ã vous deux et tous !
Myriam
« Une perle est un temple édifiée par la douleur autour d'un grain de sable. » Khalil Gibran
Merci pour tes bons mots Myriam... En fait, je me dis qu'une mauvaise "expérience" peut devenir bonne que si on la partage afin d'aider les autres... C'est une façon, pour moi, de conjurer le sort.
Merci d'être ce que tu es Myriam... Tu es très importante pour moi et je t'aime beaucoup... Ne change surtout pas!!!!!!
Grosse bise
Bruno
Désolé, à la première lecture de ton commentaire, je suis passé à côté le 10 ans d'abstinence... Félicitation!
Continue le combat! Je te soutiens à 100%. Je te souhaite tout le bonheur que tu mérites Jade (et même plus!)
Car je sais que tu es une personne merveilleuse...
Prends bien soins de toi
Grosse bise
Bruno
Salut Bruno,
ça me plairait bien de faire ta connaissance, j'ai travaillé en france pour aider les personnes en difficulté, maintenant je me suis installé au Quebec et je commence à prendre des contacts et donner un coup de main à nouveau..
J'aime ta vision des choses et ton positivisme,
amicalement
Pascal